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Photo prise en 2005 à Strasbourg
L'indispensable pour survivre en Alsace
(texte trouvé sur Internet)
Merci de bien noter que je n'attaque
ni les Alsaciens,ni les Corses, ni les Bretons (ni personne d'ailleurs)
Ce qu'il faut ABSOLUMENT savoir
si vous voulez visiter l'Alsace
(« Elsass » en alsacien - prononcer « el-sosss » :
L'Alsacien est généralement doué pour les langues.
Il est au moins trilingue.
Il parle l'alsacien, sa langue maternelle,
le français, qu'il apprend à l'école maternelle,
et l'allemand, qu'il apprend soit au collège ou à la télé,
car ses parents ne regardent qu'ARD, ZDF et SWF3.
Lorsqu'il parle français il est pourvu d'un très fort accent
(dont il a souvent très honte).
L'Alsacien est plein de qualités.
Il est travailleur comme un Allemand,
économe comme un Suisse et fêtard comme un français.
Il est bien moins susceptible qu'un corse
(sauf quand on le traite d'allemand)
et bien moins buté qu'un breton, à quelques exceptions près.
Le folklore est germanique.
L'habit traditionnel de l'alsacienne (coiffe) est typique et bien connu.
La musique traditionnelle s'appelle la « houm-pa-pa musssik »
(au secours !!!).
On ne peut l'apprécier qu'après la 17ème tournée d'amer-biere.
Les principales villes sont : Strasbourg au nord
(prononcer « chtrooosss-bourik »), capitale de l'Europe
(mais certainement pas de l'Alsace !!!),
Colmar au centre (prononcer « col-meer »)
et Mulhouse au sud, (prononcer « Mehl-Huuu-sa » en alsacien).
Après avoir été gauloise, germaine, romaine, re-germaine, allemande,
autrichienne (pour le Haut-Rhin), suisse (pour Mulhouse),
française, prussienne, re-française et re-allemande,
l'Alsace est aujourd'hui française.
La langue officielle est le français.
Le français est surtout d'usage dans les villes.
A la campagne il est d'usage de parler l'alsacien.
La législation y est particulière (Concordat).
L'alsacien (qui est très pieux) bénéficie de 2 jours fériés supplémentaires
(le Vendredi Saint et la Saint-Étienne),
les curés,pasteurs et rabbins sont payés par l'état
et les soins sont remboursés à 90% par la sécu
(mais les cotisations un peu plus élevées...
et le régime est équilibré,
l'alsacien ne sait pas ce qu'est le trou de la sécu
bien connu des français)
Dans certains petits villages, il arrive
que le curé dise encore la messe traditionnelle :
en français, allemand, et latin
(faut savoir être patient...
on en apprécie que mieux l'amer-bière qui s'en suit !).
Les courses pour le week-end se font AVANT samedi après-midi à 16h00,
car le dimanche, hormis les pâtisseries (qui ne vendent pas de pain),
les fleuristes et les églises, tout est fermé, TOUT !!!
Et retenez bien qu'en prime,
la plupart des petits commerces sont aussi fermés le lundi !
Les patronymes sont pour la plupart allemands pour les noms de famille
(Meyer, Weber, Schmitt, etc) et français pour le prénom.
En Alsace les saucisses de Strasbourg s'appellent des viennoises.
C'est le seul endroit où vous pourrez acheter du Melfor
(vinaigre alsacien exclusif, à base de miel).
C'est le seul endroit où l'on consomme allègrement du raifort
(wasabi alsacien de couleur blanchâtre),
idéal pour la viande de pot au feu (attention ça déchire !). Le bretzel (prononcer « brad-chtol »)
La prononciation de l'alsacien est très particulière. Par exemple les noms des villes et villages :
Illzach se dit « él-dsi », Pfastatt se dit « pfocht »,
Ensisheim se dit « an-sa », Dornach se dit «dourni »,
Wittenheim se dit "véteuna", etc...
Ressources et produits locaux :
Le vin (les vins), dont les meilleurs sont produits dans le 68
et qui sont surtout consommés dans les Winstub
(prononcer «vine-chtoub») du 67,
et la bière, dont les meilleures sont produites dans le 67
et qui sont surtout consommées dans les Wirtschaft
(prononcer «vérd-choft») du 68
(toujours la logique alsacienne).
La sauchkraut (ou choucroute, prononcer « suuur-grut »)
que l'on déguste le dimanche en famille dans toute l'Alsace.
La meilleure est la choucroute nouvelle (à partir de septembre)
Le baeckoffe (ou four du boulanger, prononcer « bèk-ooofa »)
que l'on déguste le dimanche dans les familles bas-rhinoises,
les dimanches où il n'y a pas de choucroute.
Les flame kuchen (ou tartes flambées, prononcer « floma-kuara »),
à déguster entre amis,
exclusivement dans une winstub de Strasbourg
ou au nord de Strasbourg
et exclusivement avec les doigts
(si le restaurateur tente de vous fournir des couverts,
c'est un usurpateur !
...ou alors vous vous êtes trompés et vous êtes dans une pizzeria !!!)
La charcuterie, dont le metwurst
(ou saucisse à tartiner, prononcer « mèt-vourcht »),
le leberwurst (ou saucisse de foie, prononcer « laveur-vourcht »),
le landjaeger (ou gendarme, prononcer « lond-yageur »), etc
Le munster (exclusivement à Munster).
Attention aux odeurs,
en comparaison les fromages corses sentent la rose
(voir les précautions de manipulation plus bas).
La carpe frite (exclusivement dans le Sundgau),
le fish et chips alsacien, beignets de carpe,
servis avec des frites, de la salade verte (au Melfor),
et un stock de mayonnaise
Nécessite un dégraissage au schnaps
(quetsches ou framboises de préférence).
Les leber knepfle (quenelles de foie - prononcer « laveur-knèpfla »)
Le sauch leberle (foie sauté sauce madère, prononcer « suuur-laveurla »)
Les fleisch schnecke (littéralement escargot de viande,
prononcer «flaïch-chnaka »)
que l'on prépare avec les restes de viande et de bouillon de pot au feu.
Le vol-au-vent mit selbst gemachten nudeln
(vol au vent avec nouilles maison, ou bouchées à la reine,
prononcer « volovan-mét-salbcht-gmorta-nuuutla »)
Les tartes :
la zwibele weie (tarte à l'oignon, prononcer « tsévala-vaaaïa »),
la « rubarb weie » (tarte à la rubarbe, prononcer "rubarp-vaaaïa "),
la zweschke weie (tarte aux quetsches, prononcer «dzwatchka-vaaaïa»)
Le Melfor (vinaigre de miel)
Les mauricettes (sur Mulhouse-Dornach) un sandwich alsacien exclusif.
Le kugelhopf (prononcer « kuuu-geul-houpf »)
brioche alsacienne à la forme typique.
Spécialité des maîtresses de maison alsaciennes,
qui remplace avantageusement le pain le dimanche matin.
L'amer (prononcer « aaa-mèr », pour préparer l'amer-bière)
Les eaux minérales, excellentes et très utiles pour aider l'organisme à éliminer les excès (Nessel, Carola, Lisbeth, Soultzmatt, Wattwiller, Celtic)
Les schnaps, alcools blancs à base de fruits (prononcer « chnobs »).
Il en existe tout une palette. A utiliser quand l'eau minérale n'y suffit plus. Peuvent accessoirement servir d'allume barbecue.
Le vacherin glacé, dessert à la légèreté typiquement alsacienne, qu'on vous proposera dans tout bon restaurant.
Mots et expressions de base à savoir
Les chiffres (pour commander les amer-bières
ou pour compter les points au tarot) :
1 « aï » - 2 « dswaï » - 3 « drèï » - 4 « fi-ar » - 5 « fén » - 6 « sèx » (?!) ? 7 « sé-veun-a » - 8 « ort » - 9 « niiin » - 10 « sééén » - 11 « èèèlf » - 12 « tsweulf » - 13 « driii-tsé » - 14 « fi-ar-tsé » etc
Bonjour : « pou-chourrr » ou « so-lu »
Au revoir : « o-tié » ou « so-lu » Merci : « mèr-si » merci beaucoup : «mèr-si-fiiil-moools »
(ne jamais dire « danke sehr »)
Bien ou bon : « priii-ma » Beau : « chééén » Oui : « ya » ou « yooo » Non : « naaaï » ou «è-è » ou « yooo-naaaï » S'il vous plait : « hérch-duuu » Pardon excusez moi : « hop-laaa »
Ca suffit : « yets-langts » ou « holtch-bol » ou "holtch- yet- sa"
français : « fran-séééch », un Français « a-fran-sooos »,
Les Français : « dval-cha », la France : «fron-grir » allemand : « ditch », un Allemand « a-chvop », les Allemands : « d-chvooova », l'Allemagne : « ditch-lond » ou « chvo-va-lond »
Suisse : « chvits », un Suisse « a-chvi-tseur » ou « a-booos-leur », les Suisses « d-chvi-tseur », la Suisse "d-chwits"
Argent : « galt », pognon : « gluuu-veus »,monnaie : "mé-ns" Cher : « diiir », trop cher : « d-stiiir » Donne : « géb », prend : « ném »
Je : « ér », moi : « mér », mien : « min-s » Tu : « duuu », toi : « duuu », tien : « din-s » Il : « aaar », sien : « sin-s »
Homme : « mon », femme : « froï » ou «viiib », enfant « kén-t »
Aller : « gééé » Faire : « mor » Venir : « kou-ma »
Plein : « fol » Essence : « bèn-siiin », gasoil : « ka-soual »
Munster : « mén-chteur », fromage « kaaas », cumin :« mo-ta-ké-ma »
Maison : « hus », village : « dorf », ville : « chtot»
Dedans : « i-na », dehors : « u-sa » Eau : « vo-seur », vin : « viii », bière : « bi-ar», lait : « mé-leur » Pain : « brooot » beurre : « bou-teur », confiture : koum-fi-tuuur »
Police : « chon-tor-meu-riii », pompier : « boum-bié » Hopital : « kron-ka-hus », médecin : « dok-teur »
Avec tout ça vous êtes parés et autonome :).
Recette du Baeckoffe
si ça vous intéresse !
Ingrédients: 500 g d'échine ou épaule de porc 500 g d'épaule de mouton sans os 500 g de poitrine de bœuf désossée ou paleron 1 kg de pommes de terre 250 g d'oignons 2 gousses d'ail 50 cl de vin blanc d'Alsace sec 1 bouquet garni persil thym laurier sel, poivre
Préparation et Cuisson (3H30): Détaillez la viande en morceaux égaux comme pour une estouffade
et mettez-la à mariner pendant 24 h
avec un peu de vin, quelques oignons, l'ail, le bouquet garni, le poivre.
Dans une cocotte en terre,
disposez une couche de pommes de terre émincées,
ensuite les viandes, les oignons émincés,
puis une nouvelle couche de pommes de terre et d'oignons émincés.
Mouillez avec le vin blanc.
Fermez la terrine avec son couvercle
et faites cuire au four pendant 2h à 2h 30 sur thermostat 6 (180°C).
Servez tel quel, dans la terrine où s'est effectuée la cuisson.
Note :
Suivant le goût, vous pouvez ajouter,
en plus de la viande indiquée, une queue et un pied de porc.
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